l’affaire Lescouflair révèle les failles de St. Louis de Gonzague – HB News


Durant trois mois, HB News s’est entretenu avec une quinzaine d’anciens élèves de l’ISLG et consulté des actuels membres de l’institution. Leurs témoignages font émerger le portrait d’une école sur la défensive et dont le volontarisme pour la protection des enfants se heurte à un conservatisme religieux bien ancré

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Jean Harry Adrien Junior porte encore un souvenir vif de cet après-midi ordinaire de l’année 1988. Le petit garçon frêle qu’il était n’avait que douze ans lorsque le professeur de sport l’attrapa par la nuque dans une douche dépeuplée à l’Institut Saint-Louis de Gonzague (ISLG).

Le bruit sec d’un récipient d’eau posé sur le sol oblige l’homme à lâcher prise. Mais l’enfant, aujourd’hui entrepreneur à succès, n’a pas oublié la fermeté de l’attaque ni le froid ayant parcouru son échine : « Evans Lescouflair portait un petit short serré et il avait une solide érection », se souvient Adrien Junior.

Le lendemain, l’élève se rend au bureau du directeur de sa section, un frère français dénommé Gérard Hautbois, pour porter plainte. Il dit la gravité de l’acte. Il raconte avoir été sauvé par l’irruption d’un employé. Il explique son inconfort. L’homme de Dieu semblait écouter. Car plus tard dans la journée, il revient vers l’enfant avec son verdict : « Tu peux ne plus suivre les cours de sport, et tu recevras à chaque examen une note forfaitaire ».

Une vue du terrain de football de l’ISLG

Adrien Junior ne remettra plus les pieds aux séances de Lescouflair jusqu’à son expulsion de l’école en 1993, selon des archives obtenues par HB News. Cette parade lui a aussi permis d’éviter les tours de terrains et autres punitions souvent arbitraires imposées par Lescouflair à des élèves de l’ISLG pour les isoler du groupe, et abuser d’eux, selon plusieurs témoignages.

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Claude Alix Bertrand se compte parmi les victimes. Lui, il avait un an de moins qu’Adrien Junior quand Lescouflair s’est mis à le toucher de façon suggestive, avant de l’abuser sexuellement pendant deux ans à la fin des années 1980.

En janvier 2022, Bertrand raconte son expérience publiquement.

Un scandale s’en est suivi.

L’ISLG, dans une note conjointe avec la fondation des Anciens de Saint-Louis de Gonzague, a alors condamné « toute forme de violence et d’agression perpétrée sur toute personne et notamment des enfants. » L’école invite « les parents d’aujourd’hui à faire preuve de vigilance, de présence et d’étroites collaborations avec les enseignants, l’institution et ses élèves. »

Lui, il avait un an de moins qu’Adrien Junior quand Lescouflair s’est mis à le toucher de façon suggestive, avant de l’abuser sexuellement…

Le leadership de l’ISLG d’alors n’avait annoncé aucune enquête sur les actions attribuées à son ancien employé d’il y a trente ans ni annoncé de nouvelles mesures pour empêcher la répétition de tels faits. « C’est une école qu’on devait fermer », tranche Adrien Junior. « Saint Louis n’a pas été une bonne expérience pour moi, dit l’homme. Je n’y mettrai jamais mes enfants. »

Evans Lescouflair, en prison depuis juillet 2022 pour ces faits, nie toute responsabilité. Son ancien avocat Jean-Simon Saint-Hubert dit ne plus le représenter et aucun défenseur n’a pu être identifié avant la publication de cet article.

« En Haïti, dès que vous êtes en position d’autorité, vous êtes, semble-t-il, au-dessus de la loi, déclare Patrick Chevalier, issu de la promotion de 2008. L’ingénieur parle de « déception » quant à la réaction de l’institution Saint-Louis de Gonzague et « d’autres camarades de promotion partagent ce sentiment également. »

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Le 18 juillet dernier, un nouveau directeur pose ses valises à l’ISLG. Frère Simon Alphonse affiche sa sympathie pour la cause portée par Claude Alix Bertrand, un ancien de sa promotion. Il entame des démarches radicales. La promotion de 1995 duquel est issu Bertrand fournit un appui matériel et intellectuel substantiel à ces efforts.

« Ces abus ont eu lieu à Saint-Louis, mais combien d’autres écoles sont aussi concernées au niveau national ? se demande Almiracle Saint Fort, un membre de la promotion. On doit mettre des garde-fous pour que les lois du pays sévissent contre les coupables », dit l’ancien vice-président de la chambre de commerce américaine en Haïti.

Frère Simon Alphonse affiche sa sympathie pour la cause portée par Claude Alix Bertrand…

Le directorat de l’ISLG prend les devants. Il contribue à créer cette année un comité de protection de l’enfance de quatre membres. Ce groupe doit investiguer l’affaire Lescouflair. « Si nous sommes au courant de quelque chose, nous devons en informer les autorités, sinon, nous serions comme complices », déclare frère Alphonse lors d’une entrevue dans son bureau le 2 novembre 2022.

L’ISLG détient un protocole pour la protection de l’enfance au moins depuis 2015. Le document n’a cependant jamais été signé par les professeurs. Frère Simon entreprend de mettre ce protocole à jour. Il dit avoir tenu à publier le texte sur le site de l’école « avant de rencontrer HB News. »

Les professeurs vont bientôt signer le protocole, et tout nouveau membre du corps enseignant subira un test de psychologie, promet Frère Alphonse.

En pleine interview, le religieux remarque que les contrats signés par les professeurs ne mentionnent rien sur la protection des enfants. « Maintenant que je me rends compte qu’il manque quelque chose, je pense qu’on aura à faire une révision, dit l’ancien enseignant. Il faut que le contrat soit révisé. »

Les contrats signés par les professeurs ne mentionnent rien sur la protection des enfants.

Un spécialiste en droit des enfants collaborant avec l’école salue ces avancées. « La nouvelle direction est très orientée droits humains et protection de l’enfant », déclare Marjorie Bertrand.

Le chemin sera long, cependant. Durant trois mois, HB News s’est entretenu avec une quinzaine d’anciens élèves de l’ISLG et consulté des actuels membres de l’institution. Leurs témoignages font émerger le portrait d’une école sur la défensive et dont le volontarisme pour la protection des enfants se heurte à un conservatisme religieux bien ancré.

Frère Simon Alphonse a été préfet de discipline entre 2005 et 2006, et professeur entre 1995 et 1997 avant d’aller étudier en France et en Italie. Pour lui, l’homosexualité est une « pathologie » qui représente « la fin de l’humanité ». Il révèle n’avoir jamais reçu de plaintes d’élèves pour abus sexuels.

C’est une école qu’on devait fermer. […] Je n’y mettrai jamais mes enfants.

–  Jean Harry Adrien Junior

« Une institution comme Saint-Louis était une terre sainte, un terrain sacré où la hiérarchie doit être respectée, commente un cadre proche de l’ISLG. Peut-être qu’il y a d’autres victimes ayant pu subir autant d’abus que Claude Alix qui ont été enterrées avec leur silence, ou d’autres qui ont peur. »

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Si l’enquête du comité de protection fraichement monté tarde à commencer, frère Alphonse semble avoir déjà une opinion des faits bien arrêtée. Questionné sur l’expérience de Jean Harry Adrien Junior, il déclare : « Il y a des personnes qui hallucinent. Il est des catégories de gens comme ça. Moi personnellement, j’ai beaucoup d’imaginations. »

HB News a corroboré le témoignage d’Adrien Junior auprès d’un de ses camarades.

Quant à l’affaire Claude Alix Bertrand, frère Alphonse s’étonne que les parents de l’enfant à l’époque n’aient fait aucune intervention. « Peut-être qu’il y a eu quelque chose à la maison. Et ça a été ramené [à l’école], se demande frère Alphonse. Peut-être que les choses se passaient plutôt à la maison. »

Frère Alphonse semble avoir déjà une opinion des faits bien arrêtée.

Le nouveau directeur se donne pour mission de convertir les jeunes affichant une forte « tendance homosexuelle ». Dans un premier temps, il les encourage à quitter cette voie. Lorsqu’il a été préfet de discipline, il se souvient avoir conseillé près d’une dizaine d’entre eux. Sinon, dit-il, « je gère ça avec le conseil. Et l’expulsion peut entrer en ligne de compte. »

L’ISLG appartient aux Frères de l’instruction chrétienne, communément appelés FIC. Ces religieux, d’abord quatre, de pays comme la France, le Canada ou l’Espagne débarquent en Haïti pour la première fois en 1864, peu après la signature d’un « concordat» entre Haïti et le Vatican. Ils s’investissent depuis dans l’animation vocationnelle, la création de manuels scolaires et le fonctionnement de huit écoles à travers le pays. Différents autres établissements se sont affiliés aux FIC pour fournir une éducation de qualité à des milliers de jeunes Haïtiens, dont certains se trouvent aujourd’hui au timon des affaires dans le privé comme au sein de l’État.

Considérée comme l’une des écoles les plus prestigieuses d’Haïti, l’ISLG affiche une croissance constante. Aujourd’hui, l’école accompagne 2014 élèves avec un personnel de 148 membres. Parmi ses anciens élèves, il faut noter l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, l’ex-président Michel Joseph Martelly ou le fondateur du parti communiste haïtien, et l’écrivain, Jacques Roumain.

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Les Frères sont aujourd’hui 55, parmi eux 4 Français et trois canadiens. Les étrangers conservent depuis les débuts une place prépondérante dans les affaires des FIC. Par exemple, l’ISLG, lancée en 1890, devra attendre 1986, près de 100 ans, pour accueillir son premier directeur général de nationalité haïtienne, le frère Serge Larose. C’est aussi sous son directorat qu’Evans Lescouflair quittera l’école dans des circonstances non encore élucidées. Une rumeur évoque une révocation pour faute grave, mais l’ISLG supporte qu’il a plutôt remis sa démission. L’école n’a pas pu transférer à HB News un document administratif pour soutenir sa version. Malade, frère Serge n’a pas pu être interviewé.

L’école n’a pas pu transférer à HB News un document administratif pour soutenir sa version.

Les accusations d’abus sexuels sur enfants ternissent l’image des FIC. Ils ont par exemple dirigé l’école nationale congréganiste Cyr-Guillo de Gonaïves jusqu’en 2020. Un élève ayant fréquenté l’établissement entre 1994 et 2001 témoigne avoir été forcé de toucher le sexe de « frère Victor », un ancien professeur français mort depuis, lors de séances de lecture. Aujourd’hui marié et père d’une petite fille, l’homme demande la rétention de son nom pour protéger sa famille, bien qu’il ait évoqué l’affaire publiquement aux États-Unis en 2018.

« Quelqu’un avait essayé de m’introduire dans un réseau de pédophile à l’époque où j’étais préfet de discipline, témoigne à HB News l’actuel directeur de l’ISLG, frère Simon Alphonse. Jamais, je n’aurais fait quelque chose comme ça », continue frère Alphonse qui dit avoir évoqué cette affaire à l’intérieur de la congrégation.

Le directeur ne connait pas le nom des individus derrière le réseau. Il pense qu’il peut s’agir de gens ayant voulu le tester. « Ils cherchaient à voir si j’avais cette tendance. »

Le directeur ne connait pas le nom des individus derrière le réseau.

Un bien plus grand test attend le directeur : celui de purger l’école du spectre Evans Lescouflair. Avec son physique frêle, l’ancien sportif n’a peut-être pas le panache de Marlon Brando dans le Godfather, mais sa voix, caverneuse par moment, ainsi que l’immense pouvoir qu’il détient dans le football font de lui un parrain redouté. Il fut secrétaire d’État à la fin des années 1990 et ministre de la Jeunesse et des Sports entre 2008 et 2011.

Son empreinte se retrouve sur la plupart des initiatives sportives les plus importantes des dernières décennies. Entre autres, il faut compter en 2001 le lancement de l’Académie Nationale de Football (ANAFOOT) suivi du « Programme Opération 2006 » ainsi que l’ouverture de l’École Nationale de Talents sportifs (ENTS).

Ces initiatives ont offert une planche de salut à beaucoup de jeunes issus de milieux défavorisés. « L’opération 2006 débouche sur une des périodes les plus importantes du football en Haïti, analyse l’expert en droit du sport, Nathan Laguerre. C’est grâce à l’Opération que nous sommes devenus champions de la Caraïbe en 2007, c’était une épopée. »

Son empreinte se retrouve sur la plupart des initiatives sportives les plus importantes des dernières décennies.

Lorsque Lescouflair devait quitter l’ISLG pour rejoindre l’État haïtien, l’institution lui a permis de s’en aller avec le Club Saint-Louis, une des premières écoles du genre dans le pays. Il fonde aussi en juillet 2001 le Centre d’Appui à la Jeunesse. CEDAJ a d’ailleurs bénéficié en 2018 d’un partenariat avec le Centre national d’enseignement à distance du ministère de l’Éducation nationale de France. Pour le lancement des activités, le chef de Mission de Coopération de L’Ambassade de France, Laurent Bonneau a personnellement fait le déplacement.

Des trophées exposés

En septembre 2011, le système Lescouflair encaisse son premier assaut : un employé de CEDAJ, Willio Dor, porte plainte pour viol et menaces contre le ministre. L’affaire se greffe sur une réputation entamée, mais le parquet, sous forte pression politique, ne donne pas suite à la plainte.

En réalité, les faits remontent à dix jours avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Dans le procès-verbal du commissaire, Willio Dor dit avoir été convoqué, abusé physiquement et menacé par son employeur, Evans Lescouflair. Deux jours après, il se rend au Réseau national de défense des droits humains pour porter plainte, selon des documents d’époques consultés par HB News. Dans une photo prise au bureau du RNDDH, une marque de « brulure » peut être vue sur l’épaule droite de Dor. Des cernes entourent ses yeux.

Willio Dor dit avoir été convoqué, abusé physiquement et menacé par son employeur, Evans Lescouflair.

Willio Dor brave sa peur et décide de porter plainte sept mois plus tard. L’affaire fait du bruit. Une récupération politique s’en suit. Puis rien. Publiquement à tout le moins, puisque sa vie s’est transformée en un cauchemar après l’abandon du dossier en octobre 2010 par le commissaire du gouvernement de l’époque, Harricydas Auguste. Devant l’urgence de menaces répétées, Dor requiert, et bénéficie d’une assistance du RNDDH pour quitter le pays. Et depuis, il se terre dans le silence.

Le silence couvre également l’expérience d’anciens joueurs et collaborateurs épaulés par Lescouflair. Un ex-employé du ministère de la Jeunesse et des Sports témoigne à HB News avoir été harcelé par l’ancien ministre alors qu’il était technicien de sport au ministère entre 2008 et 2009. Il dit avoir voyagé à l’étranger grâce au ministre, sans avoir jamais cédé à ses avances. Il demande l’anonymat pour des raisons de sécurité. Le professionnel s’est rendu au RNDDH pour porter plainte pour harcèlement, et a subséquemment empoché une forte somme d’argent de Lescouflair en échange de son silence. L’organisation confirme à HB News ces échanges avec l’homme.

L’affaire fait du bruit. Une récupération politique s’en suit. Puis rien.

« Le ministre promettait des voyages à l’étranger en échange de faveurs sexuelles, témoigne l’homme. Il abusait des enfants vulnérables notamment dans une chambre secrète au ranch de Croix des Bouquets, appelée chambre du ministre. »

Malgré sa réputation sulfureuse, et au moins un scandale public, Lescouflair continuait d’avoir accès aux enfants. En mai 2018 par exemple, il se fait prendre en photo en France avec son « ami de 40 ans » l’ancien responsable de l’ISLG, Gérard Hautbois. Ils accompagnaient une équipe de très jeunes footballeurs du Club Saint-Louis qui participaient à un tournoi international.

Ses initiatives bénéficiaient aussi du support de nombreuses institutions comme l’Unicef, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti ou l’ONG de France Solidarité Laïque. En mars 2012, la cheffe de la coopération française Antoinette Lepeltier Durel fait le déplacement pour le lancement d’une séance de formation à CEDAJ pour les encadreurs du Centre haïtien de réinsertion des mineurs en conflit avec la loi (Projet Charmical). Le commissaire du gouvernement d’alors était aussi présent pour cette initiative introduite par Evans Lescouflair. Ce dernier déclare alors avoir signé un accord avec plusieurs ministères de l’État et reçu le support financier d’institutions internationales.

Malgré sa réputation sulfureuse […] Lescouflair continuait d’avoir accès aux enfants.

Depuis juillet 2022, l’ancien ministre séjourne à la prison civile de Port-au-Prince. Il a été arrêté à Porto Rico, après s’être enfui d’Haïti en marge d’une invitation à comparaitre au parquet le 12 mai 2022. Yves Jean-Bart, son ami et ancien président de la fédération haïtienne de football se trouve aussi épinglé pour abus sexuels sur des mineurs. Blanchi par la justice haïtienne, il est radié à vie par la FIFA en 2020 après des révélations fracassantes publiées par le journal The Guardian.

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« Cela veut dire qu’il y a un vrai problème des questions de violences et d’agressions dans le milieu sportif en Haïti, analyse le spécialiste en droits du sport, Nathan Laguerre. Pendant longtemps, on a occulté ces problèmes alors qu’ils étaient posés ailleurs. »

D’anciens collaborateurs prennent aussi leur distance. Contactée par HB News, la représentation diplomatique de la France en Haïti parle de quelques cas limités où certaines structures partenaires de l’ambassade ont pu avoir un lien avec M. Evans Lescouflair. L’institution « condamne avec la plus grande vigueur les violences sexuelles commises à l’égard des mineurs, et espère que toute la lumière sera faite concernant l’affaire impliquant M. Evans Lescouflair. »

D’anciens collaborateurs prennent aussi leur distance.

Des entreprises dirigées par l’entrepreneur Daniel Gérard Rouzier supportent des initiatives de Lescouflair. Les relations entre les deux hommes remontent aux années 1980. Lorsque l’ancien secrétaire d’État avait pris le maquis après le coup d’État en 1991 contre Jean Bertrand Aristide, Rouzier, son ancien élève à l’ISLG l’a aidé financièrement.

Une des initiatives de Lescouflair reçoit par exemple 2 500 dollars américains par mois de la Sunauto, une entreprise dirigée par Daniel Gérard Rouzier. Un petit autobus a été donné au Club Saint-Louis et l’école pouvait faire usage des terrains de l’entreprise.

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Peu de temps après avoir entendu le témoignage « poignant et bouleversant » de Claude Alix Bertrand, l’ancien cadre de l’ONG Food for The Poor prend son téléphone et appelle Evans Lescouflair. L’homme d’affaires, connu pour ses œuvres philanthropiques, pense aux enfants et multiples employés soutenus par CEDAJ et le Club Saint-Louis. Il veut continuer à aider, mais pose sa condition, Lescouflair doit se retirer. À l’autre bout du fil, l’ancien ministre clame son innocence, mais accepte de remettre sa démission.

« Jusqu’ici j’ai une roche dans la gorge, déclare Daniel Gérard Rouzier. C’est quelqu’un pour qui j’avais et j’ai encore beaucoup d’appréciations. J’ai aussi de l’appréciation pour Claude Alix Bertrand. Il faut que la vérité s’établisse et que justice soit rendue à qui justice est due. »



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